Laboratoire de l’ACRO (France)

Video France.tv « Tchernobyl : des sols pollués 40 ans après , cliquez sur l’image
- En 1986, la catastrophe de Tchernobyl a entraîné une contamination radioactive de l’ensemble de l’Europe, avec une forte variabilité spatiale des retombées. Quarante ans plus tard, la question de la persistance de cette pollution reste centrale. Parmi les contaminants à vie longue encore détectables aujourd’hui, le césium-137 demeure un marqueur majeur de cet héritage radioactif.
- Dans ce contexte, comme il y a 10 ans (pour les 30 ans de Tchernobyl), l’ACRO a mis en place une campagne participative de collecte de champignons, avec le soutien financier de notre association, reposant sur le principe : « vous prélevez, l’ACRO analyse la radioactivité ».
- Cette campagne a permis de collecter 90 échantillons appartenant à différentes espèces. Les prélèvements couvrent une large partie du territoire français métropolitain et incluent également des échantillons en provenance d’Ukraine transmis par LES ENFANTS DE TCHERNOBYL. Le succès de cette campagne de collecte souligne l’intérêt des citoyens pour la problématique de la pollution rémanente de la catastrophe de Tchernobyl.
- Les résultats obtenus en France montrent que les séquelles de Tchernobyl restent encore nettement perceptibles. Le césium 137 a été détecté dans près de 80% des échantillons analysés. Les niveaux les plus élevés sont observés dans l’Est et le Sud-Est du territoire, avec un maximum de 1 320 Bq/kg de matière sèche mesuré dans des bolets collectés en Alsace. Toutefois, des niveaux non négligeables sont également relevés dans l’Ouest, notamment en Normandie.
- La répartition géographique de la contamination observée reflète en partie celle des dépôts initiaux, mais elle est également fortement influencée par des facteurs écologiques. Le pouvoir d’accumulation varie en effet selon les espèces de champignons, tandis que les caractéristiques du sol (teneur en matière organique, propriété physico-chimiques, disponibilité en potassium) conditionnent la biodisponibilité du césium 137.
- En Ukraine, quarante ans après l’accident, les nouveaux de contamination mesurés dans les champignons demeurent particulièrement élevés dans certaines zones du nord du pays. Les activités mesurées dans des bolets, comprises entre 1 600 et 16 000 Bq/kg de matière sèche, témoignent de la persistance marquée du césium 137 dans les écosystèmes forestiers. Du point de vue sanitaire, ces concentrations peuvent contribuer de manière non négligeable à l’exposition des populations, en particulier en Ukraine et dans les pays limitrophes, chez les personnes consommant régulièrement des produits forestiers tels que les champignons, les baies ou le gibier.
- 40 ans après le début de la catastrophe de Tchernobyl, ces résultats confirment que le césium 137 (qui n’existe pas à l’état naturel !) est encore bien présent dans les sols et végétaux du continent.
- En France, après de véritables campagnes de désinformation juste après l’accident en 1986, les contaminations pourtant avérées n’ont jamais fait l’objet d’une véritable information par les pouvoirs publics, de même, aucune précaution ne fut préconisée à cette époque.
Nous vous invitons à lire et à diffuser le rapport d’étude de l’ACRO : « TCHERNOBYL, 40 ans après ? – Résultat de la campagne d’analyse des champignons ».
Rapport ACRO 40 ans
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- Date de création 12 avril 2026
- Dernière mise à jour 12 avril 2026

