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Accueil d’un enfant

Pourquoi ?

Les habitants du nord de l’Ukraine, du sud de la Russie et du Bélarus sont contraints de vivre dans un environnement radioactif et en raison d’une alimentation contaminée, les radioéléments (et tout particulièrement le césium 137) s’accumulent, jour après jour,dans l’organisme des enfants.

Les principaux responsables sont les produits de la cueillette (baies, champignons…), de la chasse et de la pêche qui constituent une partie notable de leur régime alimentaire quotidien.

L’irradiation permanente de leurs cellules, en particulier celles du cœur, de la thyroïde et du cerveau, provoque d’innombrables lésions qui sont à l’origine de pathologies très graves, liées notamment à l’atteinte des défenses immunitaires et des organes vitaux. Les examens et travaux du professeur Youri Bandajevsky ont démontré une corrélation entre le taux de césium 137 accumulé dans l’organisme des enfants et les anomalies révélées par leurs électrocardiogrammes.

Le césium 137 n’existe pas à l’état naturel. Celui que l’on met en évidence ne peut provenir que des activités humaines : installations nucléaires, essais atmosphériques, pollutions et catastrophes nucléaires.
Une alimentation « propre » durant quelques semaines permet à ces enfants d’éliminer plus rapidement le césium radioactif contenu dans leurs organismes et donc de réduire les risques sanitaires. Pour cette raison, l’association française « Les Enfants de Tchernobyl », comme d’autres associations occidentales (en Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Irlande, mais aussi au Canada et aux Etats‐Unis), invite chaque année des enfants qui continuent d’habiter sur des territoires contaminés par les retombées radioactives de Tchernobyl, à séjourner en été dans notre pays.

Durant leurs vacances françaises, les enfants ukrainiens et russes invités par l’association alsacienne «Les Enfants de Tchernobyl» ont réduit leur charge corporelle en césium radioactif de manière très importante uniquement par une alimentation « propre » (en moyenne de 30 à 46% pour un séjour de 21 jours). Ces résultats sont remarquables et prouvent l’intérêt de ces projets.

Entre 1993 et 2025, l’association a accueilli un total de 60 groupes d’enfants en France, soit ukrainiens, soit russes. La durée des séjours est généralement de 3 semaines, mais plusieurs groupes séjournèrent durant 8 semaines.
Ce sont 1600 enfants différents, âgés de 7 à 17 ans, invités entre 1 et 10 fois, qui bénéficièrent de ces séjours.

Pour des raisons d’organisation, de proximité et de sécurité, ces accueils sont limités aux personnes dont la résidence principale est située dans l’un des six départements d’Alsace, des Vosges, du Territoire de Belfort, de la Haute-Saône et du Doubs.

Nous avons besoin, chaque année, de votre aide pour trouver les familles (dans les départements 67, 68, 90, 88, 25 et 70) qui accueilleront ces enfants, mais également les interprètes qui les accompagneront.

Historique

Fondée en 1993, l’association humanitaire française « Les Enfants de Tchernobyl » apporte une aide aux populations victimes des contaminations radioactives engendrées par l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl située en Ukraine.

Depuis sa fondation, il y a près de 33 ans, grâce à ses membres et sympathisants, l’association a organisé, participé ou financé plus de 300 projets : accueil d’enfants, aide aux hôpitaux, aide alimentaire, conférences, exposition photos …

Le 24 février 2022, débutait l’invasion de l’Ukraine par la Fédération de Russie. Nos villages situés au nord de Kyiv furent les premiers à en subir les conséquences. La colonne des militaires arrivant de Biélorussie, dans l’espoir de conquérir la capitale, a occupé durant plusieurs semaines les localités où vivent les enfants.

Actuellement, la frontière avec la Biélorussie est constamment sous la surveillance des militaires ukrainiens.

Cette situation a des effets dévastateurs sur la santé mentale des enfants et compromet leur capacité à apprendre. Les sirènes et les passages incessants de drones entraînent un niveau élevé d’anxiété, de tristesse, de peur, une sensibilité aux bruits et des troubles du sommeil.

ORIGINES GÉOGRAPHIQUES DES ENFANTS

NARODYTCHI

Petite commune urbaine, située à 134 km au nord-ouest de la capitale Kyiv.

Après l’explosion nucléaire du 26 avril 1986, Narodytchi a été classé en zone 2, dite d’évacuation obligatoire à cause de contaminations radioactives élevées et de la présence de traces de plutonium. La contamination de l’environnement reste importante aujourd’hui.

À l’époque, les habitants ont seulement été sommés de partir, sans y être contraints par la force. Beaucoup sont partis…puis revenus.

Sa population s’élevait à 2883 habitants en 2021 lors du dernier recensement.

L’association accueille en France depuis 2013 des enfants de cette petite ville. Elle apporte soutien et aide à l’hôpital, à l’établissement scolaire en complément d’une aide alimentaire aux familles nécessiteuses.

Les habitations se composent de petits immeubles collectifs (comprenant toilette et salle de bain) et de maisons individuelles (pour certaines avec les toilettes à l’extérieur, dépourvus de salle de bain). Le chauffage est principalement au bois et au gaz.   

Toutes les maisons ont un jardin potager qui permet une « autosuffisance », les familles possèdent souvent des poules, des canards, un cochon. Dans le meilleur des cas, les habitants des collectifs cultivent un lopin de terre pour subvenir à leurs besoins. 

Nous faisons appel à deux sélectionneuses « locales » qui effectuent une première sélection, Nataliia (aide institutrice) et Oléna (comptable). Elles visitent et informent les familles sur le projet, établissent des fiches de renseignements qu’elles transmettent à Mariana. Après validation des dossiers, les démarches pour obtenir les documents de voyage (passeports, autorisations parentales, certificat de vaccination…) sont lancées.

REGION DE POLISKE

Nous accueillons des enfants du nord de cette région depuis la création de l’association en 1993.

Il s’agit d’un ensemble de petits villages, hameaux, situés à 130 km au nord de Kyiv, jouxtant la zone d’exclusion de Tchernobyl.

Les rues sont en terre battue, bordées de maisons avec plus ou moins de confort : toilettes à l’extérieur, absence de salle de bain pour certaines. Le chauffage est principalement au bois et au gaz.  

Toutes les habitations ont un jardin potager qui permet une « autosuffisance », souvent des poules, des canards et un cochon.

Comme pour la ville de Narodytchi, nous apportons une aide à l’hôpital d’Ivankiv (ville comprenant tous les services administratifs).

Nous nous appuyons sur l’aide de trois sélectionneuses, résidant dans des localités rattachées à une école.

  • MARIANIVKA pour Oléna (infirmière) regroupant les villages : Zelena Poliana, Lougoviki, Shkneva, Yablounka, Vovchkiv, Rahivka.
  • RADYNKA pour Véronika (ex-employée du centre culturel) regroupant les villages de : Mlachivka, Fedorivka, Kalynivka, Steschyn.
  • HORNOSTAYPOL pour Zhanna (infirmière) regroupant les villages de : Dytiatky, Strakholissia, Zorin

RESPONSABLE EN UKRAINE DES ACCUEILS : MARIANA SEREDA

Coordinatrice du projet en Ukraine, Mariana est professeure de français l’université Taras Chevchenko de Kyiv.

Elle réceptionne les propositions de nos sélectionneuses, traduit les fiches de renseignements, effectue une visite au domicile des enfants, fait signer le contrat d’accueil. Elle effectue le suivi et contrôle les nombreux documents de voyage demandés par les autorités ukrainiennes. Elle coordonne l’équipe des « interprètes » qui encadrera le groupe lors des trajets et pendant les trois semaines en France.  

ALIMENTATION

Le régime alimentaire traditionnel ukrainien comprend du poulet, du porc, des saucisses, du poisson et des champignons, boulettes de viande. Les Ukrainiens consomment beaucoup de pommes de terre, de céréales (sarrasin, riz, flocons d’avoine), de légumes (principalement des tomates, concombres, gros cornichons, carottes) coupés grossièrement sans assaisonnement, des soupes, des pâtes (appelées macaronis).

Les fruits comme les bananes, les pommes, les pêches, les pastèques, les abricots et les baies (myrtilles, framboises) sont appréciés.

Les produits laitiers : les fromages à pâte dure (emmental, gouda) sont aimés, plus rarement ceux qui ont un goût plus prononcé. Les yaourts, fromage blanc, le lait sont consommés avec modération.

Particularités :

Le petit déjeuner est un « vrai repas » : thé noir souvent accompagné de « sandwichs », tranche de pain avec beurre, jambon, salami, fromage, tomate, concombre, cornichon, œuf dur, omelette. Lait avec des céréales, des syrniki (Il s’agit de petites galettes ou crêpes épaisses préparées à base de fromage frais – appelé tvorog, proche du fromage blanc ou fromage cottage), mélangé avec des œufs, un peu de farine et du sucre. La pâte est ensuite façonnée en petites portions et dorée à la poêle.). Jus de fruits.

Le déjeuner : en période scolaire un repas est proposé aux élèves.

Les enfants, pour certains, rechignent à consommer des légumes, préférant les pommes de terre sous toutes les formes (galettes, purée, frites, sautées …). Leur goût pour les sucreries, les gâteaux, les boissons sucrées est très prononcé.

Il est compliqué de prétendre changer les habitudes alimentaires pendant les trois semaines de présence en France. Nous essayons de sensibiliser les enfants sur les bienfaits d’une alimentation équilibrée en leur demandant à minima de goûter les plats proposés. Certains y arrivent, pour d’autres cela peut être insurmontable et source de conflit. Nous comptons sur votre bienveillance et compréhension sans pour autant changer vos habitudes.

Quelques plats traditionnels :

Le bortsch : soupe à base de betteraves rouges, de carottes, d’oignons, de tomates, de choux. On y ajoute aussi souvent de la viande, du porc, du bœuf accompagné d’une crème aigre douce.

Les varenyky (l’équivalent de nos « raviolis »). Les farces les plus populaires sont : du côté salé, pommes de terre, choux, fromages, champignons, du côté sucré : cerises, myrtilles (toujours accompagné de smetana, une crème épaisse).

Les holubtsi : feuilles de choux farcies d’un mélange de riz, viande hachée et parfois des légumes. Ils sont ensuite cuits dans une sauce tomate ou un bouillon, accompagnés de crème fraîche.

HYGIÈNE (informations importantes)

La question de l’hygiène pour les enfants vivant dans les villages du nord de l’Ukraine est particulièrement délicate et s’inscrit dans un contexte rural et socio-économique spécifique.

Dans certaines zones, notamment dans les villages situés à proximité de la zone de Tchernobyl, les infrastructures restent limitées : de nombreuses habitations ne disposent pas d’eau courante ni de salles de bain à l’intérieur du logement. L’eau est parfois puisée à l’extérieur (puits, pompes) et le chauffage de l’eau demande du temps et des efforts supplémentaires.

Dans ces conditions la douche quotidienne ne constitue pas une habitude ancrée dans la vie de tous les enfants.

Lors des visites dans les familles ukrainiennes, les interprètes rappellent bien entendu les règles d’hygiène et expliquent que dans les familles d’accueil la douche fait partie des pratiques quotidiennes.

Toutefois après un long et éprouvant voyage, il est possible qu’un enfant refuse de se laver dès le premier jour. Dans ce cas, il est recommandé de faire preuve de compréhension et de ne pas insister immédiatement afin d’éviter d’ajouter un stress inutile à un enfant déjà fatigué et désorienté.

SYSTEME EDUCATIF

L’accès à l’éducation est garanti par la constitution et le caractère obligatoire est de mise dans l’éducation primaire et secondaire de base. La scolarité débute entre 6 et 7 ans. Les horaires sont de 8.30 à 14.10

  • L’école primaire est organisée en 4 niveaux qui correspondent aux classes de CP, CE1, CE2 et CM1 du système français.
  • Le secondaire est composé des niveaux 5 à 9 et correspondent aux classes du CM2 à la troisième.
  • Le secondaire supérieur est composé des niveaux 10 et 11, l’équivalent des aux classes de seconde et de première.
  • Pour la formation professionnelle, des enseignements spécifiques sont proposés à l’issue du niveau 9.

LES TÉLÉPHONES PORTABLES

Tout comme en France, les deux années de pandémie du Covid ont eu un impact sur le comportement et l’utilisation du téléphone. Il a été le seul lien utilisé par les enseignants pour le suivi scolaire, les enfants n’ayant pas accès à un ordinateur. Actuellement, les enfants ont la permission de garder leur téléphone en classe.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a intensifié son utilisation. Souvent, c’est le seul moyen de rester en contact avec des proches résidant dans d’autres régions, ou avec un père, un cousin ou un frère parti au front, via les réseaux sociaux. Une application est utilisée pour alerter les populations en cas d’attaque de drones ou de missiles.

Les réseaux sociaux ont pris une place significative dans la vie quotidienne des familles.

Les enfants dès l’âge de 8 ans possèdent un portable et ont accès à Tiktok,Instagram,Facebook Viber, WhatsApp, Telegram, Twitter….., ainsi qu’à des jeux téléchargés. Une véritable addiction s’est installée, ce qui nous a posé des difficultés lors des séjours dans les familles françaises.

En réaction à cette situation, nous avons instauré un contrat réglementant son utilisation, signé par l’enfant, sa famille et la sélectionneuse. L’accueillant recevra ce document rédigé en ukrainien et traduit en français.

L’association encourage fortement les enfants à ne pas emmener leur téléphone portable pendant les trois semaines. Néanmoins, en raison du contexte actuel et de l’effet psychologique que peut avoir son absence, nous avons décidé de ne pas l’interdire.

Depuis le 1er janvier 2026, l’Ukraine a rejoint officiellement la zone d’itinérance de l’UE. Cela signifie que les Ukrainiens dans les pays de l’UE pourront faire des appels, envoyer des SMS et utiliser l’internet mobile selon les conditions et les tarifs de leur opérateur.

Pour conclure ce chapitre de manière positive, les applications de traduction (google trad ou deepl) en ligne sont un soutien indéniable dans la communication avec l’enfant durant le séjour. Avec Viber, WhatsApp, il est possible d’échanger, de créer un lien, de faire des visios avec la famille ukrainienne avant mais surtout durant le séjour. Les parents se sentent rassurés, n’oublions pas qu’ils nous accordent leur confiance.

Comment ?

L’association humanitaire « Les Enfants de Tchernobyl » lance chaque année un appel aux familles d’accueil bénévoles.
Elle organise en juillet, pour des séjours de 3 semaines, l’accueil en France d’enfants ukrainiens originaires des régions qui restent contaminées par les retombées radioactives de Tchernobyl.
Les enfants sont issus de milieux défavorisés et sont sélectionnés par les soins de l’association en ce sens.

Communiquer ?

Vous pouvez télécharger deux guides linguistiques adaptés aux communications avec votre invité !

Lexique edité par notre association :
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Lexique français-ukrainien 2.47 MB 197 downloads

Conçu et édité par l’association « Les Enfants de Tchernobyl …
Livret franco-ukrainien coordonné par Thierry Voitot
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Livret linguistique F-UA 78.73 MB 69 downloads

Contactez-nous

Vous pouvez nous contacter par le formulaire de contact du site ou par téléphone : Catherine Albié au 06 73 15 15 81