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Lettre d’information N° 108

Lettre d’information aux membres et sympathisants des « Enfants de Tchernobyl »

 N° 108 – 26 avril 2026 – 40ème anniversaire du début de la catastrophe de Tchernobyl

Tchernobyl : 40 ans après, la communication officielle sur les doses radioactives reçues par les enfants en France reste verrouillée !

L’autorité de sûreté nucléaire minimise la quantité de doses radioactives reçues par les enfants en France en 1986 après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, en contradiction avec les documents historiques.

Il faut dénoncer une réécriture de l’histoire !

Concernant la gestion des retombées radioactives de Tchernobyl sur la France, nos partenaires de la CRIIRAD demandent aux autorités actuelles de reconnaître la réalité et la gravité des dysfonctionnements.

Pour cela, la CRIIRAD a sélectionné 3 des dysfonctionnements les plus préoccupants qu’elle a identifiés :

1/ non-respect du règlement européen du 30/05/1986 destiné à protéger les populations contre l’importation d’aliments trop contaminés. Le haut responsable de la surveillance radiologique du territoire a systématiquement déclaré « consommables sans restriction » des aliments venus de pays de l’Est ou de Turquie qui dépassaient largement la limite de contamination (ainsi que l’attestaient les analyses de ses propres laboratoires).

2/ violation de la prescription européenne imposant de tenir compte des caractéristiques anatomiques et physiologiques des enfants afin de leur garantir le niveau de protection prévu par la loi. Dans le cas de l’iode 131, leur appliquer comme cela a été fait, la limite établie pour les adultes revenait à les exposer à des doses 7 fois supérieures aux limites admissibles.

3/ altération du contenu d’une directive européenne lors de sa transposition en droit français avec pour conséquence d’exposer les enfants à des risques sanitaires inacceptables.

Il s’agit de déterminer la confiance que l’on peut avoir dans les instances qui auront en charge notre protection en cas de nouvelle contamination, qu’elle soit liée à un accident, un attentat ou un acte de guerre.

Obtenir enfin la levée du secret

Le 1er avril 2026, la CRIIRAD a saisi la ministre de la Santé afin d’obtenir la levée du secret :

1/ sur la falsification du contenu de la directive 87/467/Euratom lors de sa transposition en droit français en 1988 : qui est responsable de la suppression des dispositions qui devaient garantir la protection des enfants ?

« Tant que nous ne saurons pas qui a agi, comment cela s’est déroulé, quels verrous ont été défaillants, rien ne dit que, demain, ce genre de choses ne se reproduira pas. ». Ce constat fait en 2002, lors de la dernière interpellation du ministère de la Santé, reste à ce jour inchangé.

2/ sur la répartition mois par mois des cas d’hypothyroïdie congénitale survenus en 1986 dans les régions Provence‑Alpes‑Côte d’Azur et Corse. Cette information est nécessaire pour vérifier si le pic d’hypothy­roïdies constaté chez les nouveau-nés est bien lié aux retombées radioactives de Tchernobyl (et plus précisément à la contamination in utero des fœtus par les iodes radioactifs inhalés et ingérés par les futures mamans).

Toutes les démarches effectuées au fil des décennies sont restées vaines.

Une réponse a été demandée avant la commémoration du 40e anniversaire de Tchernobyl. Elle devrait permettre de déterminer si la censure est toujours à l’œuvre ou si les autorités sont prêtes à lever les obstacles mis à la manifestation de la vérité.

En savoir plus, LIRE sur le site www.criirad.org – Rubrique : Actualités – Gestion des retombées radioactives de Tchernobyl sur la France :

– le texte explicatif détaillé

– la lettre adressée au président de la République (également adressée au Premier ministre)

– la lettre adressée au président de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.

– le courrier adressé à Mme RIST, ministre de la Santé.

La catastrophe sanitaire de Tchernobyl se poursuit depuis 40 années pour les populations en Ukraine, Biélorussie et Fédération de Russie. Avec nos 4 partenaires scientifiques internationaux, nous apportons les preuves que 40 ans plus tard, la catastrophe n’est pas terminée, ni ici, ni là-bas !

Voir notre dossier et les documents présentés :

https://lesenfantsdetchernobyl.fr/tchernobyl-40-ans/

Regardez le film pédagogique réalisé par la Criirad, financé par notre association :