Nouvelles d’Ukraine
La situation est dramatique en Ukraine, en particulier à Kyiv mais également dans les 16 localités aidées par l’association qui sont situées à proximité de la Zone d’exclusion de Tchernobyl.
Dans un très récent message adressé à Cathy, Mariana (qui passe de nombreuses nuits dans le métro pour se protéger des attaques aériennes russes) écrit : « …On est arrivé à Kyiv au point où même sortir faire des courses est devenu dangereux. Tout ça est tellement surréaliste. J’ai parfois l’impression de vivre dans un film apocalyptique, sauf que malheureusement, c’est notre réalité…… ».
Nataliia, responsable des projets d’aide alimentaire, nous écrit depuis la capitale ukrainienne : «…Les frappes et les dégâts sur les ponts à Kyiv les derniers jours rendent la livraison de la nourriture aux 321 familles encore plus compliquée . En plus, c’est vraiment dangereux de rouler. C’est pourquoi l’opération humanitaire est encore reportée pour la 3ème fois depuis le 25 septembre.… ».
68 civils ukrainiens tués en 48 heures (dont 10 enfants) par les barbares criminels de la Fédération de Russie, des coupures d’électricité et d’eau presque quotidiennes, des universités et des écoles qui n’enseignent plus que par écrans interposés (y compris dans « nos » villages… !).
Le bilan humain de la guerre en Ukraine connaît une escalade alarmante. Entre janvier et août 2026, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a vérifié la mort d’au moins 2 222 civils et dénombré 13 058 blessés dans le pays, soit un total de 15 280 victimes.
L’hiver approche, le cinquième hiver de la guerre totale en Ukraine qui a déjà duré plus longtemps que la Première Guerre mondiale. Il pourrait être plus rude que le dernier.
L’Ukraine continuera d’être confrontée à la destruction de ses infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, aux bombardements de ses écoles, hôpitaux et quartiers résidentiels, à l’effacement de sa culture et de sa langue dans les territoires occupés par la Russie, à l’assassinat, à la torture et aux violences sexuelles, à l’enlèvement de ses enfants.
Le peuple ukrainien poursuit sa résistance sur le front et à l’arrière. Il continue d’affirmer son droit à la souveraineté, ses aspirations démocratiques et sociales, et d’exiger que les principes du droit international s’appliquent également à l’Ukraine.

L’association a 33 ans !
8 octobre 1993 – 8 octobre 2026
L’association humanitaire LES ENFANTS DE TCHERNOBYL fête son 33ème anniversaire.

Plus de 300 projets réalisés en Ukraine, Bélarus, Fédération de Russie et France.
Rappels historiques…
Le 26 avril 1986, le réacteur N°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine, ex URSS) explose.
Au printemps 1992, plusieurs Alsaciens répondent à l’appel de l’UNESCO en participant à l’organisation et à l’accueil en France d’un groupe de 300 enfants d’Ukraine présentés comme victimes de Tchernobyl.
A l’automne 1992, forte de cette première expérience, ces mêmes personnes s’engagent dans la construction d’un projet ambitieux en partenariat avec la Fondation « Green-Help » de Kyiv (une organisation non gouvernementale ukrainienne d’aide aux victimes de la catastrophe de Tchernobyl) : accueillir à l’été 1993 de jeunes victimes ukrainiennes de Tchernobyl pour des vacances estivales en France.
Le 19 décembre 1992, Thierry Meyer, coordonnateur de l’initiative alsacienne, publie dans « L’Alsace » et « Sundgau week-end » le premier appel dans la presse pour trouver des familles d’accueil.
Vendredi 9 juillet 1993 à l’aéroport de Bâle-Mulhouse : Après une longue attente, plus de six heures d’angoisse et d’inquiétude, 196 jeunes Ukrainiens et 10 interprètes débarquent d’un improbable Tupolev piloté par des hommes en treillis… Le début d’une aventure.
Le 8 octobre 1993, les 7 membres fondateurs adoptent les statuts de l’association » LES ENFANTS DE TCHERNOBYL » et, Thierry Meyer, Président élu, dépose ceux-ci au Tribunal d’Instance de Mulhouse

